Les immunoglobulines ou gammaglobulines sont des protéines sécrétées par les cellules de l’immunité ou lymphocytes. Ce sont des anticorps qui défendent notre organisme contre les agressions des microbes. Il se peut que le taux des gammaglobulines diminue en cas de troubles de l’immunité. À l’inverse, il peut se situer en dessus de la moyenne. Si l’un de ces cas se présente, c’est qu’il y a un problème qu’il faut vite chercher à corriger pour permettre à l’organisme de fonctionner normalement. Mais quand faut-il s’alarmer ? Comment différencier les symptômes ? La suite dans cet article.

Hypogammaglobulinémie : insuffisance de gammaglobulines

L’hypogammaglobulinémie est une forme de déficit immunitaire primitif. Elle est caractérisée par de très faibles taux d’anticorps (immunoglobulines) en dépit d’un nombre normal de lymphocytes B. Cette maladie est d’ordinaire diagnostiquée entre 20 et 40 ans, mais peut apparaître plus tôt ou plus tard. Les mutations génétiques qui provoquent l’hypogammaglobulinémie à expression variable peuvent être héréditaires, mais le plus souvent, elles sont spontanées.

En ce qui concerne les symptômes, des infections des sinus et pulmonaires récidivantes peuvent se présenter. Le malade peut également développer une toux chronique, cracher du sang ou avoir du mal à respirer. Les personnes atteintes de DICV qui présentent fréquemment des infections pulmonaires peuvent développer une bronchiectasie. Celle-ci est une affection au cours de laquelle les voies respiratoires se dilatent, rendant l’élimination du mucus ainsi que l’inspiration et l’expiration difficiles.

La plupart des personnes atteintes ont une espérance de vie normale. Par ailleurs, si une autre maladie, telle qu’un lymphome ou une maladie auto-immune se développe et qu’elle est difficile à traiter, l’espérance de vie peut être écourtée.

Hypergammaglobulinémie : gammaglobulines en hausse

On dit qu’une personne est atteinte d’hypergammaglobulinémie lorsque son sang contient un taux anormalement élevé de gammaglobuline. On peut distinguer 2 types d’augmentation :

  • Polyclonale : Il s’agit d’une augmentation de plusieurs types de gammaglobulines. Dans ce cas, l’hypergammaglobulinémie peut être en rapport avec des pathologies infectieuses chroniques (bactérien, parasitaire ou virale), des hépatites chroniques, des maladies auto-immunes et lors de certains cancers (leucémies, etc.).
  • Monoclonale : Celle-ci est une anomalie due à l’augmentation d’une seule variété de gammaglobulines. Dans ce cas, la maladie peut être en rapport avec des gammapathies bénignes, notamment chez les personnes âgées. Par ailleurs, il se peut que l’hypergammaglobulinémie soit liée à la maladie de Waldenström.

Quels traitements ?

En cas d’hypogammaglobulinémie

Des immunoglobulines (anticorps provenant du sang de personnes dont le système immunitaire est normal) sont administrées à vie pour apporter les immunoglobulines manquantes. Elles peuvent être administrées dans une veine (en intraveineuse) une fois par mois, ou sous la peau (en sous-cutanée) une fois par semaine ou une fois par mois.

Des antibiotiques sont administrés rapidement pour traiter les infections. Les maladies auto-immunes sont traitées selon les besoins avec des médicaments qui inhibent ou modifient d’une autre manière l’activité du système immunitaire (par exemple, rituximab, étanercept, infliximab ou des corticoïdes).

En cas d’hypergammaglobulinémie

Une personne atteinte d’hypergammaglobulinémie monoclonale doit être sous-surveillance tous les 3 mois pendant la première année, puis tous les 6 mois (à vie). Elle nécessite une surveillance plus rapprochée s’il existe des anomalies au bilan biologique.

Le patient devra subir un examen et une prise de sang (comportant notamment la numération de la formule sanguine, la fonction rénale, le taux de calcium sanguin et l’électrophorèse des protides). Ainsi qu’un examen des urines à la recherche de la présence en excès de protéines (appelée protéinurie de Bence-Jones). Par ailleurs, aucun traitement n’est nécessaire en dehors du traitement des symptômes, s’ils existent. On donne, par exemple, des antalgiques (paracétamol) pour les douleurs articulaires.

Dans le cas d’une hypergammaglobulinémie polyclonale, le patient peut réaliser différents traitements : hémogramme, calcémie, immunoélectrophorèse (faite annuellement), créatininémie, proteinure, etc. Si le pic est plus important, il faut avoir recours au myélogramme, à la radiographie osseuse, au béta 2 microglobine.

 

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